Autoroutes : la recharge d’un véhicule électrique plus chère que l’essence

Véhicule électrique

Ionity est une société offrant des bornes de recharge électrique un peu partout en Europe et notamment sur autoroute. Derrière Ionity se trouve un consortium de nombreux constructeurs automobiles allemands (Audi, BMW, Ford, Mercedes, Daimler, Porsche…) ainsi que d’autres fabricants (Ford, Kia-Hyundai). D’autres groupes étaient en discussion avec ce consortium, dont le Français PSA.

Avec 202 bornes déployées à travers l’Europe et un objectif de 400 stations avant la fin 2020, Ionity est l’un des principaux acteurs de la recharge de voitures électriques. En France, le service compte 40 stations, toutes sur des aires d’autoroute.

Actuellement, le prix facturé aux automobilistes un forfait de 8 euros, indépendamment de la puissance consommée du véhicule. Mais Ionity a décidé de revoir à la hausse sa grille tarifaire.

Une recharge de véhicule électrique bientôt plus chère qu’un plein de carburant

Pour recharger sa voiture électrique sur autoroute, il faudra désormais payer au kilowattheure consommé et la facture finale devrait être bien plus salée. En effet, l’opérateur a décidé de changer ses prix à partir du 31 janvier 2020 et facturera à l’énergie consommée, soit 0,79 euro par kilowattheure (kWh).

Le site 01.net s’est amusé à faire le calcul pour une Zoé, dont la consommation moyenne est estimée justement à 20 kWh/100 km. Si l’on applique les nouveaux tarifs de Ionity, il en coûtera 15,80 euros à son propriétaire pour parcourir 100 km. Le même trajet dans un véhicule thermique équivalent, une Clio par exemple, revient à moins de 10 euros pour 100 km si l’on prend pour référence un prix du carburant de 1,50 euro/l et une consommation théorique de 6,0l/100 km.

Mais rassurons les propriétaires de véhicules haut de gamme, le tarif de Ionity pourra être ajusté selon les pays et surtout selon les marques de véhicule. Les voitures BMW auront par exemple un tarif à 0,30 euro la minute de recharge quant les Porsche pourront se recharger gratuitement.

La recharge d’un véhicule électrique sur autoroute coûtera plus cher que le plein d’essence ou de diesel, sauf pour les riches propriétaires de véhicule de marque.

Le réseau cherche donc clairement à afficher que la recharge à grande vitesse sera plus cher que les autres options.

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Sources : Ionity, Frandroid

Le scandale des concessions autoroutières

Autoroute

L’origine des concessions

L’histoire de ce scandale sur les concessions autoroutières commence au début des années 2000. Le gouvernement Jospin décide d’ouvrir au privé le capital des sociétés d’économie mixte concessionnaires d’autoroutes jusqu’ici entièrement détenu par l’État. Mais l’État reste l’actionnaire majoritaire.

Par la suite, en 2005, le Premier ministre Dominique de Villepin opte pour la privatisation, au nom de la « modernisation des infrastructures » et du « désendettement de la France. »

En 2006, l’État vend donc ses participations dans les sociétés concessionnaires d’autoroutes aux groupes Vinci, Eiffage et Abertis pour 14,8 Mds d’euros, alors que la Cour des comptes avance une estimation de 25 Mds d’euros. Beau cadeau aux copains du BTP

Les arnaques liées au contrat de concession

Fin 2014, le dossier des privatisations rebondit. Plusieurs rapports de la Cour des comptes, du Sénat, de l’Assemblée nationale et de l’Autorité de la concurrence critiquent « la rentabilité exceptionnelle » des autoroutes « assimilable à une rente ».

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Taxe sur les disques durs internes

Disque dur interne

La taxe sur la copie privée aujourd’hui

En France et dans d’autres pays d’Europe l’achat d’un smartphone, une tablette, un disque dur externe, une clé USB ou tout autre support avec capacité de stockage, est frappé d’une taxe appelée taxe pour la copie privée. Cette taxe est reversée aux auteurs, créateurs, artistes et producteurs. En contrepartie de cette rémunération, ces derniers autorisent les consommateurs à copier toutes les œuvres légalement acquises (musique, séries, films…) sur tout support d’enregistrement dans le cadre d’un usage privé. A noter que cette taxe n’est pas due en cas d’acquisition pour un usage professionnel.

La plus grande partie des sommes collectées, soit 75 %, est reversée directement aux créateurs, auteurs, éditeurs, artistes-interprètes et producteurs. La partie restante, soit 25 %, est quant à elle utilisée pour le soutien des manifestations culturelles.

Jusqu’ici, les ordinateurs (les disques durs internes) n’étaient pas assujettis à cette redevance, mais cela pourrait bientôt être le cas puisque la Commission de contrôle des sociétés de gestion collective y pense, alors qu’elle est en quête de solutions pour maintenir la hausse du produit global de la rémunération pour copie privée (RCP).

Les disques durs internes risquent d’être bientôt soumis à une taxe

Dans un rapport annuel, la Commission de contrôle fait remarquer que les poids de certains types de supports dans le produit global de la RCP sont de plus en plus faibles, car les marchés associés sont en train de s’éteindre, notamment ceux relatifs aux smartphones. La Commission de contrôle évoque donc la possibilité d’étendre le périmètre d’assujettissement à de nouveaux supports et appareils, estimant qu’une telle extension « serait de nature à avoir un impact significatif sur les montants collectés ».

La Commission estime que « l’extension de l’assiette par l’assujettissement des disques durs internes des PC serait la seule mesure qui pourrait avoir un impact significatif sur les collectes ». Elle espère un produit de près de 20 à 25 millions d’euros si l’on applique au parc français actuel les barèmes pratiqués en Allemagne.

La création de cette redevance sur les disques durs internes pourrait être effective dès l’année prochaine, même si la Commission ne s’y attend pas avant le 1er trimestre de l’année 2020.

Alors à quand une taxe au clic fait sur une souris ?

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Sources : Rapport annuel, Développez.com

Les femmes : grandes perdantes de la réforme des retraites

grang-mère

Alors que se joue actuellement dans la rue l’avenir de nos pensions, les premières ébauches de la réforme des retraites donnent les femmes comme étant les grandes perdantes du système à venir, à rebours de la politique familiale actuelle.

Les parents, perdants de la réforme

Avec la mise en place du régime universel, les parents, dans la grande majorité des cas, pourraient être les plus pénalisés par la réforme défendue par l’exécutif. Les calculs réalisés par l’Institut de la Protection Sociale (IPS) à partir des derniers documents du Haut commissaire à la réforme des retraites montre que, en vitesse croisière,

« le nouveau dispositif s’avère être, dans la plupart des situations, défavorable aux mères de 1 et 2 enfants ».

IPS

L’un des facteurs qui explique ce désavantage est l’instauration d’un âge pivot à 64 ans à la place d’un âge de départ à taux plein possible dès 62 ans actuellement, qui permettait une forme de compensation pour les mères de famille. Si les femmes « veulent partir à 62 ans comme actuellement, elles devront supporter une décote de 10%, qui annihile largement la majoration des 5% pour enfant », expliquent les experts de l’IPS

Pour les familles avec trois enfants, les répercussions sont encore plus sévères. « La perte de droits est d’une ampleur exceptionnelle », juge l’IPS. Les familles de trois enfants « subissent ‘la double peine’ en cumulant la perte de la majoration de durée d’assurance avec celle de la majoration pour trois enfants qui disparaît également ».

Les femmes pénalisées par la réforme des retraites

Les femmes pourraient également être les perdantes de cette vaste réforme. D’abord au niveau de la pension de réversion qui concerne avant tout les femmes (89% des bénéficiaires sont des femmes), la mesure gouvernementale présentée, si elle doit simplifier les procédures, va entraîner « un déficit de couverture pendant de nombreuses années ».

Selon les simulations opérées par le laboratoire d’idées, les bénéficiaires de la pension de réversion devraient « perdre, par rapport au système actuel, 7 ans de durée de versement de la pension s’ils demandent leur pension à 62 ans et 9 ans s’ils la demandent à 64 ans ». Si aucune compensation n’est instaurée, « ce changement constituerait une perte de droits très grave pour des personnes déjà fragilisées », poursuit l’IPS.

En outre, les femmes avec un ou deux enfants, ayant travaillé de nombreuses années, devraient également connaître des pertes de revenus, évaluées entre 9% et 17% chaque année. « Avec le nouveau système, les mères perdent l’effet levier que leur apporte la majoration de durée d’assurance aux carrières pour lesquelles il manque 20 trimestres ou moins pour atteindre le taux plein […] Le paradoxe de la réforme Delevoye est qu’elle va pénaliser les femmes alors que le système actuel leur devenait plus favorable ».

Les femmes sont donc bien les grandes perdantes de la réforme des retraites proposée par le gouvernement actuel.

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Sources : Latribune.fr

Dématérialisation ameli.fr : retraite en danger

Assurance maladie

Contrairement à ce que vante le site ameli.fr, la dématérialisation n’a pas que des avantages et risque bien de mettre votre demande de retraite en danger.

Lors de votre future demande de pension, vous devrez justifier auprès de votre Caisse d’assurance retraite et de la santé au travail, de l’ensemble de vos salaires et autres prestations assimilables.

Dans cette dernière catégorie, on retrouve les indemnités journalières dont ont pu bénéficier les personnes en arrêt maladie.

Et c’est là que le bât blesse : si vous avez choisi d’ouvrir un compte ameli.fr pour profiter de la dématérialisation (à grand renfort de publicité, voire parfois contraint et forcé par la force des choses), vous ne recevez plus aucune information sous format papier de la part de l’assurance maladie.

Et vous a-t-on prévenu que les relevés d’indemnité journalières n’étaient disponibles sur votre compte internet que pendant 8 ans ?

Alors, en espérant qu’il ne soit pas trop tard, pensez à télécharger vos relevés, imprimez les et gardez les bien au chaud à côté de vous fiche de paie. Sinon votre caisse de retraite risque de vous annoncer qu’elle ne pourra pas prendre en compte ces indemnités pour le calcul de votre pension.

Ce qui sur le fond est vraiment un comble car aujourd’hui, la caisse primaire d’assurance maladie et la caisse régionale de retraite sont pilotées par une seule et même entité : la Caisse Nationale d’Assurance Maladie. Alors, à quand des échanges d’informations pour faciliter la vie des usagers ?

Un retraité en devenir averti en vaut deux, et vaut mieux s’y prendre assez tôt pour la dématérialisation via ameli.fr mettre votre retraite en danger.

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Source : ameli.fr

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