Remboursement de l’abonnement aux transports

Tramways

Pour inciter davantage les salariés à prendre les transports en commun, un remboursement complet de l’abonnement des transports est une piste sérieuse à privilégier

En effet, en 2015, 70 % des français utilisaient principalement leur voiture pour aller travailler. Les autres modes de transports étaient minoritaires : 16 % des salariés empruntent les transports en commun, 7 % marchent à pied et 4 % utilisent des deux-roues, motorisés ou non. Le mode de déplacement utilisé pour se rendre à son travail varie selon le lieu de résidence. Il dépend notamment de l’offre de transports en commun, liée elle-même à la densité du tissu urbain. Ainsi, en Île-de-France, les habitants de Paris et de la petite couronne privilégient les transports en commun pour aller travailler. Ainsi, par exemple, 60.1% des salariés en Essonne (91) privilégient la voiture, contre 37.2% dans le Val-de-Marne (94).

Une réglementation favorisant déjà l’usage des transports en commun, mais un remboursement limité

L’article L3261-2 du Code du travail prévoir la prise en charge par l’employeur le prix des titres d’abonnements souscrits par les salariés pour leurs déplacements entre leur résidence habituelle et leur lieu de travail accomplis au moyen de transports publics de personnes ou de services publics de location de vélos.

En effet, l’article R3261-1 prévoit que cette prise en charge par l’employeur des titres d’abonnement est égale à 50 % du coût de ces titres pour le salarié.

Sont concernés (à titre limitatif) selon l’article R3261-2 :

  • Les abonnements multimodaux à nombre de voyages illimité ainsi que les abonnements annuels, mensuels, hebdomadaires ou à renouvellement tacite à nombre de voyages illimité émis par la SNCF ainsi que par les entreprises de transport public et les régies ;
  • Les cartes et abonnements mensuels, hebdomadaires ou à renouvellement tacite à nombre de voyages limité délivrés par la RATP, la SNCF, les entreprises de l’Organisation professionnelle des transports d’Ile-de-France ainsi que par les entreprises de transport public et les régies ;
  • Les abonnements à un service public de location de vélos.

Un remboursement complet de l’abonnement pour préserver l’environnement

Si la prise en charge à 50% du coût des titres de transport était d’un intérêt indéniable (mesure datant de 2008), il est grand temps d’aller plus loin et de rembourser ces même titre de transport à 100% et donc d’envisager un remboursement complet de l’abonnement des transports

Cette mesure devrait inciter un plus grand nombre de personnes pouvant bénéficier des transports en commun pour se rendre au travail à les utiliser.

Les impacts d’une plus grande utilisation des transports en commun seraient:

  • Une baisse des pollutions sonore générés par les véhicules particuliers;
  • En corollaire, une amélioration de la qualité de l’air, une baisse du trafic routier et donc des embouteillages et du risque routier;
  • Une meilleure rentabilité des société de transport pour un développement des offres de transport et augmentation de la qualité de service.

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Sources : Légifrance, INSEE

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Décroissance : seule issue de l’économie

calculatrice

La décroissance n’est pas un frein à notre économie : elle en est le salut.

La croissance peut-elle se poursuivre indéfiniment ?

La plupart des économistes libéraux font l’hypothèse que la croissance et le développement peuvent être « durables », autrement dit se poursuivre sans entamer les capacités de bien-être des générations futures, misant sur les progrès techniques et les gains d’efficacité énergétique à venir. On ne sera alors pas forcément surpris de constater que les économistes libéraux ne prêtent pas une grande attention aux crises majeures : ils postulent non seulement la toute-puissance de l’innovation technologique, mais aussi l’autorégulation des marchés.

Au contraire, les partisans de l’écologie politique, de la « décroissance » ou les théoriciens de la régulation pensent que la croissance propre aux sociétés capitalistes est en train de buter sur des limites naturelles et humaines, sur l’épuisement des ressources non renouvelables auquel les avances techniques ne sauraient trouver des substituts suffisants ; et ce d’autant que les ressource naturelles et renouvelables et l’environnement en général connaissent des dégradations en partie irréversibles.

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Le développement de l’agriculture biologique

Agriculture biologique

Malgré une politique volontariste de l’Union Européenne en matière d’agriculture, la France n’échappera au développement nécessaire de l’agriculture biologique pour sa survie dans un avenir proche.

L’agriculture française : un secteur économique à fort enjeu, soutenu par une politique volontariste de l’Union Européenne

L’agriculture : source de croissance et d’emploi d’une activité française historique

La France est le 1er pays producteur agricole de l’Union Européenne avec 516 000 exploitations en 2010 ; elle représente 18% de la production européenne en 2014. L’agriculture française se décompose en 2 activités : l’élevage (la France est le 2ème producteur laitier de l’UE et le 1er producteur de viande) et le végétal, qui regroupe en majorité les céréales (27% de la production française en 2013, dont plus de 50% de blé) et la viticulture. Au niveau mondial et à titre de comparaison, la France produit 1.7% de la valeur agricole mondiale (avec 1.8% de sa population active dédiée à l’agricole), valeur équivalente à celle d’un pays comme la Russie, 25 fois plus grand et dont 7.5% de la population active travaille en exploitation agricole.

En découlent de forts enjeux économiques pour la France. L’agriculture est dont dans un premier temps source de croissance, avec 1.3% du PIB en 2013, grâce notamment aux fortes exportations dans ce domaine : la France est le 7ème pays exportateur de denrées au niveau mondial, où l’on retrouve essentiellement le vin et le blé. Enfin, l’activité agricole est également source d’emplois, avec 922  000 emplois recensés en exploitations agricole (représentant 4.8% de l’emploi total en France)

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Travail obligatoire durant le chômage : l’APRE

Travail obligatoire durant le chômage : l’APRE

Au Royaume-Uni, le gouvernement avait projeté en 2010 de forcer les chômeurs à effectuer un travail obligatoire d’intérêt général, sous peine d’une suspension de leurs allocations. En France, en 2017, une proposition de loi était débattu pour contraindre les bénéficiaires des indemnités du Pôle emploi et du RSA à vingt heures hebdomadaires de travail d’intérêt général. Au final, un travail obligatoire durant le chômage serait-ce vraiment une mauvaise idée ?

Contexte

En cas de chômage, le système actuel permet au bénéficiaire de disposer d’une allocation (calculée sur les derniers salaires) limitée dans le temps en échange d’une recherche active d’emploi. Créé à la fin du XXème siècle, le système rencontre certaines limites :

  • le marché de l’emploi fluctuant, les compétences de certains demandeurs d’emploi ne trouvent pas (plus) nécessairement d’employeurs intéressés;
  • les demandeurs d’emploi dépassant les 55 ans peinent à retrouver un emploi, alors que ce sont ceux-là mêmes qui sont licenciés en premier car revenant chers à l’employeur;
  • la recherche « active » d’emploi n’est pas toujours respectée;
  • l’accompagnement moral en cas de perte d’emploi est inexistant, pouvant générer des dépressions et perte de motivation à retravailler, ce qui a un coût pour la sécurité sociale;
  • le personnel de pôle emploi est non seulement sous-dimensionné pour offre un service de qualité (1 agent pour 100 à 150 demandeurs d’emploi) et peu formé : l’objectif du ministère est la « batonite », pas la qualité.

L’Agence pour le Retour à l’Emploi (APRE)

Pour répondre aux besoins des entreprises (à savoir disposer de personnel qualifié en fonction du marché), des préoccupations des demandeurs d’emploi (c’est-à-dire retrouver un travail avec un niveau de qualification et un salaire au moins égal) et les objectifs de l’État (ne pas indemniser les demandeurs sans contrepartie), nous proposons la création d’une Agence pour le Retour à l’Emploi, constituée de 3 pôles :

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Réduire la part du nucléaire : une nécessité

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A l’aune de la transition écologique, réduire la part du nucléaire au profit des énergies renouvelables dans le mix énergétique français apparaît nécessaire.

Le nucléaire aujourd’hui

Les politiques des gouvernements depuis la fin des années 1980 ont fait du nucléaire la première source de production d’énergie électrique en France. A cela, deux origine majeures : la volonté de développer les compétences de deux sociétés françaises ALSTOM et EDF et avoir une certaine autonomie énergétique vis-à-vis de nos pays voisins (et ainsi ne pas dépendre d’eux).

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