Décroissance : seule issue de l’économie

calculatrice

La décroissance n’est pas un frein à notre économie : elle en est le salut.

La croissance peut-elle se poursuivre indéfiniment ?

La plupart des économistes libéraux font l’hypothèse que la croissance et le développement peuvent être « durables », autrement dit se poursuivre sans entamer les capacités de bien-être des générations futures, misant sur les progrès techniques et les gains d’efficacité énergétique à venir. On ne sera alors pas forcément surpris de constater que les économistes libéraux ne prêtent pas une grande attention aux crises majeures : ils postulent non seulement la toute-puissance de l’innovation technologique, mais aussi l’autorégulation des marchés.

Au contraire, les partisans de l’écologie politique, de la « décroissance » ou les théoriciens de la régulation pensent que la croissance propre aux sociétés capitalistes est en train de buter sur des limites naturelles et humaines, sur l’épuisement des ressources non renouvelables auquel les avances techniques ne sauraient trouver des substituts suffisants ; et ce d’autant que les ressource naturelles et renouvelables et l’environnement en général connaissent des dégradations en partie irréversibles.

Le PIB a t-il-encore une légitimité dans la conduite des politiques économiques ?

Considéré comme un indice de la puissance et de la vitalité économiques d’un territoire pris dans son ensemble, c’est au nom de l’intérêt général que la plupart des gouvernements font de son augmentation un axe majeur des politiques économiques, comme moyen indirect d’accroître le niveau de vie de la population, de faciliter le financement des services collectifs et de la protection sociale, ou encore de lutter contre le chômage.

Les partisans de la « décroissance » affirment que les crises majeures sont « normales » et ont partie liée, depuis les chocs pétroliers des années 1970, avec la raréfaction des ressources naturelles. Leur donner raison conduit à souligner les carences du PIB mondial comme lanceur d’alerte, puisqu’il n’a depuis lors pratiquement pas cessé de croître, même à un rythme toujours affaiblissant. Nombreux sont d’ailleurs ceux qui, aujourd’hui, estiment que le PIB a, au plan de la légitimité scientifique ou politique, largement fait son temps.

Avertissement et remises en cause ne manquent pourtant pas, dès les années 1970, mais leur audience demeure limite et éphémère. C’est que définir le bien-être collectif et ses enveloppes langagières est aussi un enjeu de luttes sociales et politiques. Pourtant, aujourd’hui, l’idée persiste mais chancelle selon laquelle, sans la croissance, point de salut.

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Source : Comprendre l’économie, Problèmes Économiques (Hors-Série), ISSN 0032-9304

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