Les femmes : grandes perdantes de la réforme des retraites

grang-mère

Alors que se joue actuellement dans la rue l’avenir de nos pensions, les premières ébauches de la réforme des retraites donnent les femmes comme étant les grandes perdantes du système à venir, à rebours de la politique familiale actuelle.

Les parents, perdants de la réforme

Avec la mise en place du régime universel, les parents, dans la grande majorité des cas, pourraient être les plus pénalisés par la réforme défendue par l’exécutif. Les calculs réalisés par l’Institut de la Protection Sociale (IPS) à partir des derniers documents du Haut commissaire à la réforme des retraites montre que, en vitesse croisière,

« le nouveau dispositif s’avère être, dans la plupart des situations, défavorable aux mères de 1 et 2 enfants ».

IPS

L’un des facteurs qui explique ce désavantage est l’instauration d’un âge pivot à 64 ans à la place d’un âge de départ à taux plein possible dès 62 ans actuellement, qui permettait une forme de compensation pour les mères de famille. Si les femmes « veulent partir à 62 ans comme actuellement, elles devront supporter une décote de 10%, qui annihile largement la majoration des 5% pour enfant », expliquent les experts de l’IPS

Pour les familles avec trois enfants, les répercussions sont encore plus sévères. « La perte de droits est d’une ampleur exceptionnelle », juge l’IPS. Les familles de trois enfants « subissent ‘la double peine’ en cumulant la perte de la majoration de durée d’assurance avec celle de la majoration pour trois enfants qui disparaît également ».

Les femmes pénalisées par la réforme des retraites

Les femmes pourraient également être les perdantes de cette vaste réforme. D’abord au niveau de la pension de réversion qui concerne avant tout les femmes (89% des bénéficiaires sont des femmes), la mesure gouvernementale présentée, si elle doit simplifier les procédures, va entraîner « un déficit de couverture pendant de nombreuses années ».

Selon les simulations opérées par le laboratoire d’idées, les bénéficiaires de la pension de réversion devraient « perdre, par rapport au système actuel, 7 ans de durée de versement de la pension s’ils demandent leur pension à 62 ans et 9 ans s’ils la demandent à 64 ans ». Si aucune compensation n’est instaurée, « ce changement constituerait une perte de droits très grave pour des personnes déjà fragilisées », poursuit l’IPS.

En outre, les femmes avec un ou deux enfants, ayant travaillé de nombreuses années, devraient également connaître des pertes de revenus, évaluées entre 9% et 17% chaque année. « Avec le nouveau système, les mères perdent l’effet levier que leur apporte la majoration de durée d’assurance aux carrières pour lesquelles il manque 20 trimestres ou moins pour atteindre le taux plein […] Le paradoxe de la réforme Delevoye est qu’elle va pénaliser les femmes alors que le système actuel leur devenait plus favorable ».

Les femmes sont donc bien les grandes perdantes de la réforme des retraites proposée par le gouvernement actuel.

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Sources : Latribune.fr

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