Eco-taxe sur les billets d’avion

Aéroport

Ce mardi 9 juillet 2019, la ministre des transports, Elisabeth Borne, a annoncé la mise en place d’une eco-taxe sur les billets d’avion, qui ira de 1,50 euro à 18 euros, sur les billets (donc par passager) pour les vols au départ de la France à compter de 2020.

Encore une fois, c’est le consommateur qui devra mettre la main à la poche, sous couvert de la préservation de l’environnement.

Par ailleurs, on peut faire confiance aux compagnie aérienne pour augmenter au passage le prix des billets de plusieurs euros en plus de ces nouvelles taxes … pourquoi se priver de cet effet d’aubaine ?

Pourtant, une taxe environnementale a pour objet de faire changer les comportements pour pénaliser les moins vertueux. En l’espèce, cette mesure semble acceptable pour les vols internes, mais avons-nous d’autres choix pour franchir les mers et océans ?

Qui est partant pour un Paris / New-York en 15 jours en utilisant le train puis le bateau ?

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Source : Le Monde

Le développement de l’agriculture biologique

Agriculture biologique

Malgré une politique volontariste de l’Union Européenne en matière d’agriculture, la France n’échappera au développement nécessaire de l’agriculture biologique pour sa survie dans un avenir proche.

L’agriculture française : un secteur économique à fort enjeu, soutenu par une politique volontariste de l’Union Européenne

L’agriculture : source de croissance et d’emploi d’une activité française historique

La France est le 1er pays producteur agricole de l’Union Européenne avec 516 000 exploitations en 2010 ; elle représente 18% de la production européenne en 2014. L’agriculture française se décompose en 2 activités : l’élevage (la France est le 2ème producteur laitier de l’UE et le 1er producteur de viande) et le végétal, qui regroupe en majorité les céréales (27% de la production française en 2013, dont plus de 50% de blé) et la viticulture. Au niveau mondial et à titre de comparaison, la France produit 1.7% de la valeur agricole mondiale (avec 1.8% de sa population active dédiée à l’agricole), valeur équivalente à celle d’un pays comme la Russie, 25 fois plus grand et dont 7.5% de la population active travaille en exploitation agricole.

En découlent de forts enjeux économiques pour la France. L’agriculture est dont dans un premier temps source de croissance, avec 1.3% du PIB en 2013, grâce notamment aux fortes exportations dans ce domaine : la France est le 7ème pays exportateur de denrées au niveau mondial, où l’on retrouve essentiellement le vin et le blé. Enfin, l’activité agricole est également source d’emplois, avec 922  000 emplois recensés en exploitations agricole (représentant 4.8% de l’emploi total en France)

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Recyclage des déchets : le retour de la consigne

Terre

Alors qu’une taxe sur les emballages plastiques est évoquée, le retour à la consigne mérite d’être étudié pour réduire nos déchets, car oui, elle a bel et bien existé en France il y a plusieurs décennies.

Quand la consigne est remplacée par une collecte gérée les collectivités… finalement au détriment des contribuables

Jusqu’au début des années 1990, la consigne, somme modique supplémentaire payée par le consommateur pour l’emballage, était restituée au retour de la bouteille en magasin.

A cette même époque, les pouvoirs publics ont orienté la gestion des déchets au niveau du producteur : les entreprises sont obligées de verser une contribution financière à des organismes qui redistribuent ensuite l’argent aux collectivités, chargées de collecter les bouteilles en verre.

Problème : la différence entre ce qui est reçu par les collectivités et ce qui est payé par elles pour que le verre soit récupéré dans les conteneurs est négative. Une différence qui se retrouve dans la taxe d’enlèvement des ordures ménagères… et donc pour les contribuables.

Avec de système, 76.1 % des bouteilles en verres sont recyclées (soit plus de 3 bouteilles sur 4) (chiffre ADEME 2016)

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Malus sur les emballages plastiques : la taxe de trop ?

Ballot de platiques usagés

La secrétaire d’État à la transition écologique et solidaire, Brune Poirson, a annoncé dimanche 12 août, dans un entretien au Journal du dimanche, la mise en place d’un système de bonus-malus pour les emballages plastiques en 2019, pouvant aller jusqu’à 10 % du prix des produits. L’idée est que le consommateur, lors du choix de son produit, privilégie le produit a priori le moins cher, car non malussé par ce dispositif.

Malheureusement, dans beaucoup de société de conditionnement, le conteneur est sous-traité (hors Europe, bien souvent) pour des aspects économiques. Les fournisseurs devront alors s’adapter, ou disparaître au profit d’autres plus vertueux et sûrement plus chers. Car oui, n’oublions pas l’effet d’aubaine : ce producteur d’emballage vertueux va pouvoir augmenter ses prix grâce au gouvernement français.

Au final donc, encore une fois, la vache à lait sera le consommateur final, qui devra débourser plus cher pour son produit.

Mais M. Macron, pourquoi ne pas mettre en place un système vieux comme le monde, la consigne, en lieu et place d’un système de bonus-malus sur les emballages plastiques ?

Les avantages sont indéniables :

  • financé par le fournisseur d’emballage
  • retour de l’emballage (presque) assuré grâce à la consigne, donc objectif 100% de recyclés (verre + plastique)
  • fini les bouteilles en verres qui finissent dans les déchets banaux
  • moins de service de ramassage des ordures (car plus de ramassage des déchets recyclables) = économie

Où est passé le bon sens ?

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Le jour du dépassement : quand l’humanité vit à crédit

jour du depassement

Le 5 mai 2018, la France a consommé l’ensemble des ressources que la Terre peut lui offrir sur son territoire (bois, nourriture, etc.) et qu’elle est capable de régénérer en un an seulement. Autrement dit, nous vivons à crédit depuis cette date : les ressources alors sur-consommées proviennent

  • soit d’importation (au détriment peut-être d’autres pays)
  • soit d’une utilisation précoce des ressources de notre territoire, portant ainsi préjudice à son renouvellement naturel.

Cette date, qui avance chaque année un peu plus, est la conséquence de notre mode de vie et de notre modèle économique qu’il faudra nécessairement changer, sauf à ne laisser à nos générations futures que des miettes et un monde complètement dévasté.

Aujourd’hui, quel pays à ce courage politique ? Aucun … car le lobbying des acteurs financiers est omniprésent. Nous connaissons dès lors l’avenir de notre planète, et le nôtre.

jour du depassement

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